Pleine lune du mois

Nous entrons dans la lune de

Celle-Qui-Aime-Tout

Je crois que nous avons particulièrement besoin de sa présence et de sa sagesse dans ces temps troublés. La division et la peur règne au point que nous en oublions l’amour. L’amour parental, L’amour filial, l’amour du prochain, l’amour amoureux.

Mais de quoi parle-t-on quand on parle d’amour? Quel grand et gros mot!
Savons -nous seulement de quoi il s’agit?
Étymologiquement « our » signifie lumière comme dans le mot jour. Et « Am » réfère à l’âme.
Ainsi, l’amour serait la lumière de l’âme.

Cette lumière qui sait que nous sommes tous unis les un(e)s aux autres, que nous ne sommes pas si différents.
Cette lumière qui sait que notre interconnexion universelle nous rend co-responsable les un(e)s des autres.
Cette lumière qui co-naît avec nous à chaque instant et qui peut guider notre vie vers plus de JOIE, de PRÉSENCE et de CONSCIENCE afin que nous puissions agir avec amour..
Cette lumière intransigeante qui ouvre notre ombre au Soleil.
Cette lumière qui ne se contente pas de peu.
Cette lumière qui nous unit car toute chose est une forme plus ou moins ralentie de lumière.
Une seule famille entre les plantes, les animaux, notre Terre, notre Ciel et nous. Ainsi s’ouvre le chemin qui nous amène à aimer tout…

Beaucoup d’entre-nous n’avons pas appris réellement ce qu’est l’amour. Nous l’avons entrevu parfois; nous en avons expérimenté quelques bribes. Plus souvent qu’autrement, ce que nous avons associé au mot « amour » n’en était pas.
Nous nous retrouvons assoiffé(e)s de ce quelquechose que nous croyons connaître et qui nous échappe pourtant.
Nous le cherchons désespérément dans nos relations ou dans nos addictions et nous y trouvons plus souvent des blessures que de l’amour.

Et puis le mot lui-même sert à toutes les sauces. Quand je dis je t’aime (ou que l’autre me le dit)qu’est-ce que je veux dire exactement?
Merci de faire ce que je veux?
Merci de ne pas me laisser seul(e)?
Merci de répondre à mes besoins (physiques, matériels,émotionnels…)?
Merci de ne pas me déranger ni me confronter?
Merci de me faire mal car je crois que c’est de l’amour?
Merci d’être à mes côtés, de faire partie de ma vie?
Merci d’être toi-même (toi m’aimes) ?
Merci de me renvoyer une image positive de moi-même (moi m’aime)?

Tant de choses qui s’expriment sur ces mots sans que l’on sache réellement de quoi il s’agit….
En plus cela commence par ce « Je » égoïste tourné vers moi, avant d’aller vers ce « T’  » tourner vers toi pour finalement aboutir au verbe d’action (le verbe aimer n’est pas un verbe d’état, mais bien un verbe d’action).

Quels sont donc les gestes de l’amour que je pose? Suis-je centré(e) sur moi ou sur l’autre? Est-ce que je ne fais que projeter sur l’autre ce que je crois être de l’amour sans me poser la question: qu’est qui fait que l’autre se sent aimé ?
Est-ce que je suis un aspirateur, un trou sans fond, un béance tourbillonnante qui a « besoin » de l’amour de l’autre et qui exige d’être « aimé(e) », « remplie », « comblé(e) »? et reste éternellement insatisfait(e) et « incontentable »?
Est-ce que je suis un parasite qui s’accroche aux autres pour continuer à vivre? Et qui les quitte quand il n’y a plus rien à en tirer?
Est-ce que je suis plutôt quelqu’un qui donne sans cesse, s’épuise, mais garde une belle image de moi en nourrissant des parasites qui ne donnent rien en retour?

Tout cela est si loin de l’amour.

Une suggestion: le livre « la maîtrise de l’amour » de Don Miguel Ruiz.

Songer aux quatre phases de l’amour:

J’ai besoin d’être aimé
Je suis capable d’aimer
Je m’aime
J’aime

Où vous situez-vous?

Quand nous saurons aimer, c’est à dire entrer en relation avec la lumière de notre âme et la lumière de l’âme de l’autre, alors nous pourrons en vérité comprendre l’Amour et vivre selon ses Lois. L’amour montrera alors sa puissance qui nous permettra de traverser nos peurs et de ne plus être mené.e par elle. Car la peur est l’arme de ceux et celles qui cherchent notre soumission pour leur bien, pour leur désir de puissance et de contrôle. L’amour est un espace sacré qui nous comble tant que la peur ne peut plus avoir d’emprise sur nous. Pas même la peur de mourir. Car l’amour nous rappelle que nous sommes fait de la même lumière et que nous ne sommes jamais vraiment séparé.es, même quand notre manifestation singulière sur terre ne sera plus là.

Osons aimer. Plusieurs sages nous le répète depuis bien longtemps, il est temps de mettre cela en pratique. Maintenant.

Ho!

Crédit Photo : Carole Poirier